14 mai 2018

Silva Rerum - Kristina Sabaliauskaite

Kończąc "Silvę Rerum" pomyślałam sobie że chętnie poznałabym dalsze losy rodziny Narwojszów co jak narazie nie jest możliwe bo do tej pory po polsku ukazała się tylko pierwsza część trylogii a o przetłumaczonych kolejnych dwóch tomach ani widu ani słychu.

Litwa, XVII wiek. Narwojszowie prowadzą raczej spokojne życie w majątku Milkonty po tym jak udało im się uniknąć krwawej śmierci z rąk kozackich napastników, którzy w 1655 roku spustoszyli Wilno. Elżbieta i jej dużo starszy mąż Jan Maciej mają dwójkę dzieci, bliźnięta, Urszulę i Kazimierza. Historia ich ponownie zatacza koło, gdy rodzina postanawia na nowo na jakiś czas przenieść się do Wilna by spełnić marzenie Urszuli, która postanawia zostać świętą i wstąpić do klasztoru. Kazimierz, który cudem unika śmierci w studenckiej bójce zawiera znajomość z wileńskimi wolnomyślicielami, którym przewodzi niejaki Jan Kirdej Biront.

Uwielbiam rodzinne sagi z historią w tle a w "Silvie Rerum" fikcyjne losy bohaterów są umiejetnie powiązane z mniej lub bardziej znanymi faktami historycznymi. Autorka ciekawie opisuje siedemnastowieczne Wilno, burzliwe studenckie życie, zakonne kulisy a także sielski żywot w szlacheckim majątku.

Oprócz rodzinnych perypetii Narwojszów, mądrego i rozsądnego Jana Macieja, niezależnej Elżbiety i ich dwójki dzieci poznajemy też inne, równie ciekawe postaci: ekstrawagancki i wyjątkowo uzdolniony, wspomniany juz Jan Kirdej Biront czy przyjaciel rodziny, francuski miłośnik ślimakow Jan Delamars uzupełniają interesującą i zróżnicowaną galerię portretów.

Napisaną z rozmachem opowieść czyta się właściwie jednym tchem. Brak dialogów czy długie zdania w ogóle mi nie przeszkodziły w jej odbiorze, wręcz przeciwnie, bogaty język i styl są na pewno dodatkowymi atutami tej godnej polecenia książki. Pozostaje mi tylko mieć nadzieję, że w niedługim czasie doczekam się dwóch pozostałych części tej bardzo udanej litewskiej sagi historycznej. 

Wydawnictwo Znak - 2015 - 514 stron
Tlumaczenie Izabela Korybut-Daszkiewicz






30 avril 2018

La valse des arbres et du ciel - Jean-Michel Guenassia

J'ai acheté ce roman, attirée par sa jolie couverture reproduisant un tableau de Van Gogh. Le résumé m'a intriguée et le nom de l'auteur ne m'était pas tout à fait inconnu. En effet, j'avais déjà entendu parler de son fameux "Club des Incorrigibles Optimistes".

Jean-Michel Guenassia imagine les dernières semaines de Vincent Van Gogh quand il arrive à Auvers  sur Oise pour se faire soigner par le Dr Gachet. Il y rencontre Marguerite, la fille du médecin, qui tombe éperdument amoureuse de lui. 

C'est elle qui se confie en nous révélant ses sentiments, ses ambitions, sa haine pour son père. Son récit est enrichi de coupures de presse de l'époque et d'extraits de lettres de Van Gogh, adressées à son frère Théo pour la plupart, qui nous permettent de mieux nous immerger dans l'ambiance de cette fin du XIXème.

Il s'agit d'une fiction qui pourtant n'est pas complètement infondée d'après certains sources, notamment en ce qui concerne le suicide de l'artiste. J'ai bien aimé ce point de vue qui met en lumière un être passionné par l'art, attentionné et moins ombrageux que ce qu'on aurait pu croire. J'ignorais sa soif de créer et sa prolificité à l'époque où il pouvait peindre un tableau par jour.

Le portrait de Marguerite Gachet est tout aussi intéressant. L'image de cette jeune fille indépendante et ambitieuse souffrant de l'absence de sa mère, prématurément décédée, contraste avec celle de son père despotique, cruel et égoïste.

Cette version imaginaire de la fin de vie de Van Gogh m'a donc beaucoup plu, d'autant plus qu'elle est si bien racontée. La qualité de l'écriture, la facilité avec laquelle l'auteur se glisse dans la peau d'une adolescente et des personnages bien incarnés constituent selon moi la belle charpente de ce roman bien réussi.

J'ai partagé cette lecture avec Jostein et je suis curieuse de connaître son avis.

Albin Michel - 2016 - 304 pages










29 avril 2018

La mise à nu - Jean-Philippe Blondel

J'ai été contente de retrouver Jean-Philippe Blondel avec ce nouveau roman. De l'auteur j'avais déjà lu "6h42", "Le Baby-Sitter" et surtout "Un hiver à Paris" qui a été un coup de cœur.

Louis est professeur d'anglais proche de la retraite. Il vit seul après son divorce et le départ de ses deux filles, il mène une vie tranquille dans une petite ville de province. Un soir pour tuer l'ennui il se rend au vernissage d'un de ses anciens élèves devenu un artiste peintre reconnu. Il ne s'attend pas alors à ce que cette rencontre bouleverse son quotidien paisible.

Dans ce roman aux accents autobiographiques l'auteur se sert de ces retrouvailles pour nous parler des liens familiaux qui se délitent, de la solitude, du temps qui passe. Le hasard et les rencontres qu'on fait façonnent notre vie et parfois peuvent la changer complètement. On se rend compte alors que l'image qu'on garde des autres ne correspond pas toujours à la réalité mais finalement on a peu d'occasions de constater ces différences.

J'ai bien aimé cette histoire, le personnage de Louis et cette rencontre avec son ancien élève. Par contre j'ai trouvé le portrait d'Alexandre peu convaincant. Peut-on encore devenir un peintre célèbre de nos jours? J'aurais presque préféré qu'il soit écrivain, acteur ou présentateur vedette pour gagner en crédibilité. 

Mis à part ce petit bémol ce roman se lit sans déplaisir, l'écriture de Jean-Philippe Blondel est toujours aussi plaisante et j'ai passé un agréable moment de lecture.

Buchet-Chastel - 2018 - 256 pages



8 avril 2018

Miłość z kamienia (Amour de pierre) - Grażyna Jagielska

Naprawdę bardzo niewiele książek polskich autorów doczekuje się francuskiego tłumaczenia i żadna z nich nie uchodzi mojej uwadze. Każda polska pozycja na francuskim rynku bardzo mnie cieszy i motywuje do jej przeczytania. Miłość z kamienia jest jedną z nich ale miałam pewne opory by po nią sięgnąć nie bądąc do końca przekonana, że to lektura dla mnie.

Grażyna Jagielska ze wszystkimi objawami syndromu stresu pourazowego trafia na parę miesięcy do kliniki psychiatrycznej. Z rozmów, które prowadzi z napotkanym tam Lucjanem, dowiadujemy się wielu szczegółów z życia ze słynnym korespondentem wojennym, którego nikomu nie trzeba przestawiać. Autorka wnikliwie i szczerze analizuje swoj nietypowy związek z wyjątkowym człowiekiem, całkowicie oddanym niebezpiecznej profesji. Opisuje ich wspólne początki i wzajemne uzależnienie. W pewnym momencie ciężar codziennych spraw, samotność, tkwiące w pamięci obrazy wojennych tragedii i narastający latami strach o męża  przerodziły się w ciężką chorobę psychiczną.  

To bardzo intymne studium opisujace bolesne przeżycia trudnego związku jest też świadectwem silnego uczucia i wzajemnego szacunku, które pomogły w jego przetrwaniu. Czytałam z przejęciem, pełna podziwu dla wieloletniego poświęcenia i ostatecznego kompromisu, które wiele kosztowały każdą ze stron. Bardzo osobista, momentami przejmująca i dobrze napisana książka, która nikogo nie pozostawi obojętnym.

Wydawnictwo Znak - 2013 - 208 stron

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AMOUR DE PIERRE

Je me réjouis de chaque traduction française d'un livre polonais, il y en a si peu.  C'est par hasard que je suis tombée sur Amour de pierre dans ma médiathèque mais comme d'habitude j'ai préféré attendre un peu pour pouvoir le lire en version originale tout en jetant un œil sur quelques passages en français.

Wojciech Jagielski est un grand reporter de guerre, assez connu en Pologne. Grażyna, sa femme est atteinte d'un stress post-traumatique et passe plusieurs mois dans une maison de repos quelque part en Europe. Elle y rencontre Lucien, un autre pensionnaire polonais auquel elle se confie. Grâce à ces échanges nous apprenons beaucoup sur sa vie de couple, pas tout à fait comme les autres. Elle décrit leurs premières années de mariage et leur amour fusionnel. Elle lui révèle sa peur, le poids du quotidien, les images traumatisantes, transmises par son mari, qu'elle n'arrive pas à chasser de sa mémoire. Elle lui confie également sa solitude et son anxiété qui ont marqué sa vie auprès d'un homme passionné par son métier et exposé au danger. C'est sûrement cet amour et l'envie de tout partager avec celui qu'elle aime qui l'ont poussée à l'accompagner quelques fois dans des pays en guerre.

Amour de pierre est un récit très intime des années de souffrance psychique qui a conduit à la maladie. C'est aussi une preuve d'amour, de dévouement, de respect mutuel et finalement de compromis qui ont permis d'éviter un divorce. J'ai lu ce texte avec beaucoup d'intérêt en découvrant le métier de reporter de guerre à la fois excitant et traumatisant. J'ai aussi admiré cette femme qui a tant souffert et qui a passé sa vie de couple à redouter l'appel téléphonique annonçant le décès de son mari. 

Un récit pudique et plein de sincérité qui m'a bouleversée.

J'ai prévu de publier initialement ma chronique pour le mois de l'Europe de l'Est chez Eva, Patrice et Goran mais malheureusement j'ai pris un peu de retard. 



Editions des Équateurs - 2013 - 240 pages
Traduit du polonais par Anna Smolar






29 mars 2018

Les Lisières - Olivier Adam

Si j'apprécie les lectures communes c'est parce qu'elles me permettent de faire baisser ma pile à lire. Quand un livre qui est resté quelques années dans ma bibliothèque s'avère un coup de cœur, je me réjouis d'autant plus. C'est ce qui s'est passé avec Les lisières d'Olivier Adam.

Paul Steiner, le double littéraire d'Olivier Adam, jouit d'une certaine notoriété en tant qu'écrivain. Il vit en Bretagne à proximité de son ex-compagne et de ses deux enfants et souffre beaucoup de cette séparation. Il retourne chez ses parents en banlieue parisienne pour aider son père vivant seul depuis l'hospitalisation de son épouse. Pour Paul c'est l'occasion de rencontrer ses anciennes connaissances mais aussi de dresser le bilan de ces années adolescentes dont il ne garde pas un très bon souvenir.

J'ai retrouvé dans ce roman les thèmes chers à Olivier Adam; un homme solitaire et fragile rattrapé par son passé, la banlieue parisienne qu'il a fuie, les côtes bretonnes et le Japon à la fois inspirants et apaisants.

D'aucuns qualifieraient ce roman de très sombre et pessimiste alors qu'il décrit la vie telle quelle est sans l'enjoliver. Certes, le portrait de la France d'aujourd'hui dressé par l'auteur n'est pas très réjouissant mais il est tellement authentique et son analyse de l'actualité et de la société françaises est si juste.

Je me suis bien sentie en compagnie de Paul Steiner, j'ai aimé son histoire et celle de sa famille, j'ai aimé sa vision du monde qui l'entoure, sa sensibilité et sa franchise. Si j'ai énormément apprécié cette lecture c'est aussi grâce au style direct de l'auteur, si reconnaissable à sa cadence et son rythme soutenus. 

Décidément, je ne me lasse pas des romans d'Olivier Adam et ça tombe bien, j'en ai encore trois dans ma bibliothèque.

J'ai partagé cette lecture avec Jostein

Flammarion - 2012 - 458 pages




24 mars 2018

Kaprysik - Mariusz Szczygieł

Nie żebym jakoś specjalnie stroniła od krótkich form literackich ale muszę przyznać, że bardzo rzadko sięgam po opowiadania, nowele czy reportaże. Te, które ostatnimi czasy przeczytałam trafiły do mnie przypadkiem, tak też było i z Kaprysikiem. Na książkę pewnie nawet nie rzuciłabym okiem, gdybym nie dostała jej w urodzinowym prezencie, który okazał się miłą, trafioną w dziesiatkę niespodzianką.

Kaprysik to zbiór krótkich sympatycznych reportaży z kobietami w rolach głównych. Te nietuzinkowe historie często anonimowych lub zapomnianych nieco bohaterek, które Mariusz Szczygieł wydobywa na światło dzienne, czytało mi się wyśmienicie. I tak możemy  między innymi poczytać o pewnej sekretarce, która wszystko skrzętnie notowała i w ciągu 50 ciu lat zapisała ponad 700 zeszytów, o dwóch przyjaciółkach, które latami ze sobą korespondowały bardzo rzadko się ze sobą widując, o pewnej znalezionej w kawiarni kartce z tajemniczą listą nazwiskKażda z tych historii ma w sobie coś oryginalnego, frywolnego, nieprzeciętnego i wszystkie są niezwykle interesujące a opisane portrety dotatkowo wzbogaca spora ilość zdjęć

Do tej pory Mariusza Szczygła znalam tylko z nazwiska, choć należy on do tych nielicznych polskich pisarzy, którego książki zostały przetłumaczone na francuski. Po Kaprysiku, który zrobił na mnie bardzo pozytywne wrażenie, na pewno sięgnę po Gottland czy Zrób sobie raj.

Wydawnictwo Agora - 2017 - 208 stron

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18 mars 2018

Et soudain, la liberté - Evelyne Pisier ~ Caroline Laurent

Que d'éloges sur ce livre un peu particulier qui aurait pu ne jamais voir le jour. Evelyne Pisier meurt avant qu'il soit terminé et c'est son éditrice, Caroline Laurent, qui décide d'y apporter la touche finale comme elle l'a promis à celle qui était devenue son amie. J'ai moi aussi succombé à cette extraordinaire histoire de femmes, sa beauté et son originalité.

"Et soudain, la liberté" est l'histoire romancée d'Evelyne Pisier et de sa mère. Elles donnent vie aux personnages de Lucie et Mona et j'ai été fascinée par leurs destins hors du commun. On suit ces deux femmes d'exception pendant des années à travers les continents; l'Indochine, la Nouvelle Calédonie, Cuba juste après la révolution et la France des années soixante. J'ai été emportée par leur histoire; l'éveil de Mona aux idées féministes, sa soif de liberté et d'indépendance, son engagement militant, valeurs qu'elle a transmises à sa fille, tout aussi libre et engagée. J'ai adoré suivre leurs parcours marqués par des événements importants et des rencontres avec des gens remarquables.

Le récit est d'une telle fluidité qu'on a du mal à lâcher le roman auquel les interventions de Caroline Laurent apportent de la fraîcheur. J'ai apprécié ces petites parenthèses, souvent très personnelles, où elle fait part de son expérience d'éditrice devenue écrivaine. Cependant, quand elle donne quelques précisions en démêlant la réalité de la fiction, j'aurais préféré rester dans l'ignorance. 

Le roman a été élu second par les blogueurs du premier Grand Prix des Blogueurs Littéraires et si je l'avais lu avant, j'aurais certainement voté pour ce magnifique livre. J'ai eu le plaisir de le découvrir en commun avec Daphné.

Les Escales - 2017 - 448 pages





10 mars 2018

Le Roi de fer (Król z żelaza) - Maurice Druon

La nuit des béguines d'Alice Kiner, mon coup de cœur de l'année dernière, qui fait écho au procès des Templiers m'a donné envie de relire le premier volet des Rois maudits, "Le Roi de fer". Quand Ariane m'a proposé cette lecture commune, je n'ai pas hésité longtemps. J'avais découvert Les Rois maudits en version polonaise quand j’étais au lycée, il y a plus de 20 ans  déjà, et m'y plonger à nouveau des années plus tard a été un véritable plaisir.

Je ne me rappelais pratiquement plus rien des détails de l'histoire mais j'ai gardé le souvenir d'une lecture captivante se passant au Moyen-Âge, une période que j'aime beaucoup. Cette phrase décrit parfaitement bien ces temps obscurs:
"...en ces siècles où la moitié des femmes mouraient en couches, et les deux tiers des enfants au berceau, où les épidémies ravageaient l'âge adulte, où l'enseignement de l'Eglise préparait surtout à quitter la vie, et où les œuvres d'art, crucifixions, martyrs, mises au tombeau, jugements derniers offraient constamment la représentation du trépas, l'idée de la mort était familière aux esprits, et seule une manière exceptionnelle de mourir pouvait, un moment les émouvoir." 
Avec "Le Roi de fer" on pénètre dans les coulisses du pouvoir durant la dernière année du règne de Philippe le Bel: le procès des Templiers, la malédiction de Jacques de Molay, le sort des princesses adultères, la querelle d'héritage entre Robert d'Artois et sa tante Mahaut et la tentative de spoliation des banquiers lombards. Ces faits historiques et ces grandes figures du Moyen-Âge sont la trame d'une mise en scène passionnante que j'ai tout simplement adorée. 

J'apprécie beaucoup cette façon très romanesque de nous parler de la grande histoire où le vrai est enrichi par l'imaginaire. Je vais certainement poursuivre avec les tomes suivants de cette fameuse série historique dont je n'ai lu que les quatre premiers en polonais.

Je suis sûre qu'Ariane a partagé mon enthousiasme.

Le Livre de Poche - édition 46 - 2016 - 318 pages

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Król z żelaza. Królowie przeklęci

"Króla z żelaza" po raz pierwszy przeczytałam gdy byłam jeszcze w liceum i pamiętam, że pierwsze tomy "Królów przeklętych" pochłonęłam z wypiekami na twarzy. Z przyjemnością więc sięgnęłam po francuską wersję tego pasjonującego cyklu historycznego ponad dwadzieścia lat później, tym bardziej że większość detali umknęła mojej pamięci.

Średniowiecze to moja ulubiona epoka i Maurice Druon niezwykle barwnie opisuje te czasy wprowadzając nas na dwór Filipa Pięknego, który przyczynił się między innymi do upadku Zakonu Templariuszy. Jego ostatni mistrz po siedmiu latach niewoli ginie w 1314 spalony na stosie  rzucając klątwę na swoich trzech najbardziej znienawidzonych wrogów. Tak zaczyna się "Król z żelaza", którego lektura, podobnie jak przed laty, dostarczyła mi wielu wrażen.

Intryga goni intrygę, jest okrutnie bo autor nie stroni od szczegółowych opisów tortur ale też i namiętnie bo wątków miłosnych nie brakuje. Śledząc losy autentycznych i fikcyjnych bohaterów poznajemy prawdziwą historię Francji, którą Maurice Druon przekazał w bardzo efektowny sposób bo od książki naprawdę trudno się oderwać. Polecam nie tylko miłośnikom powieści historycznych.

Wydawnictwo Literackie - 1991 - 277 stron
Tłumaczenie Anna Jędrychowska



4 mars 2018

Les étoiles s'éteignent à l'aube - Richard Wagamese

Récemment j'ai eu l'occasion de lire en peu de temps deux livres sur les Indiens Ojibwé alors que jusqu'à présent je n'avais jamais entendu parler de ce peuple. Après LaRose, le très beau roman de Louise Erdrich, je découvre enfin "Les étoiles s'éteignent à l'aube" qui me tentait depuis pas mal de temps, j'ignorais pourtant que son auteur est lui même un Indien Ojibwé tout comme les personnages de ce roman.

A 16 ans Frank vit dans une ferme avec un vieil homme qui l'a élevé seul. Son père Eldon dont il ne sait pas grand chose est mourant et demande à Frank de l'emmener dans la montagne sauvage où il veut être enterré. Pendant ces quelques jours qu'ils passeront ensemble au milieu de la nature, Frank va apprendre qu'Eldon n'a pas toujours été cet alcoolique instable qui l'a déçu plus d'une fois. Il saura aussi qui était sa mère ainsi que ce vieil homme à qui il doit tant.

Ce périple m'a rappelé celui de L'homme de l'hiver qui a permis le rapprochement entre un père et un fils, seuls au milieu de la nature sauvage. J'ai beaucoup aimé cette histoire qui souligne l'importance de connaître ses racines familiales pour s'accomplir. Je me suis vite liée d'affection pour Frank, un garçon si mature et sensible et pourtant privé d'amour maternel, un manque qui lui a pesé beaucoup. Je me suis attachée aussi à l'homme qui l'a éduqué et ensuite à son père qui, submergé par son chagrin, a sombré dans l'alcool. Il y a beaucoup de pudeur dans ce roman au style enlevé sans bavardages inutiles ce qui fait tout son charme. 

Un roman à la fois rude et émouvant qui a séduit plus d'un lecteur. Alex, Kathel et krol l'ont beaucoup aimé aussi.

Editions Zoe - 2015 - 288 pages
Traduit de l'anglais par Christine Raguet

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25 février 2018

Pays provisoire - Fanny Tonnelier

Le résumé et les premières critiques de ce roman promettaient une jolie histoire et j'ai été très contente de pouvoir le découvrir grâce à l'opération Masse critique de Babelio.

Amélie Servoz est une jeune modiste qui, après avoir passé quelques années à Saint-Pétersbourg, est obligée de quitter précipitamment la Russie, en raison des troubles précédant la prise de pouvoir des bolcheviques. Le cœur lourd, elle abandonne son atelier et décide de retourner en France en contournant les pays ennemis car la guerre fait rage depuis trois ans déjà et ce périple ne sera pas des plus faciles. 

Amélie quitte la capitale russe en train en passant par la Finlande, la Suède et la Norvège, elle s'embarque sur un bateau pour l'Ecosse où elle fait escale. Ensuite, elle emprunte un caboteur jusqu'à Folkestone avant l'ultime traversée pour rejoindre les côtes françaises. 

J'ai aimé cette fuite en compagnie d'Amélie, une femme déterminée, indépendante et passionnée par son métier. Le récit de cette aventure périlleuse est entrecoupé par les souvenirs d'Amélie, son enfance à Paris auprès de parents plumassiers, ses premiers pas en tant que modiste, ses heureuses années à Saint-Pétersbourg et ses amours. 

Malgré quelques reproches que je pourrais faire; une histoire un peu trop convenue parfois cousue de fil blanc et une image stéréotypée de la Russie, ce fut une lecture assez sympathique. C'est très romanesque, l'héroïne est très attachante, les descriptions de son métier sont intéressantes et l'écriture est plaisante. Finalement, j'ai bien aimé ce premier roman en dépit de quelques imperfections.

Alma Éditeur - 2018 - 256 pages
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23 février 2018

Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain

Ce petit livre déniché dans notre mini bibliothèque au travail m'a été conseillé par ma collègue qui l'a trouvé drôle et touchant. Et c'est exactement ce que je me suis dit après la lecture de cet étonnant témoignage.

C'est l'histoire d'une famille atypique. Les parents de Véronique Poulain sont sourds-muets mais elle ne l'est pas. Ce n'est pas toujours facile quand ses propres parents ne peuvent pas vous entendre mais ce n'est pas la fin du monde non plus, on peut être très heureux et on peut grandir normalement dans une famille de sourds. 

Véronique Poulain partage son quotidien, décrit son enfance et son adolescence et elle le fait avec beaucoup d'humour et de sincérité. "Les mots qu'on ne me dit pas" regorge de petites anecdotes familiales, souvent très drôles. Ses parents l'agacent parfois mais elle en est aussi extrêmement fière et ce livre en est la preuve.

J'ai adoré suivre cette famille qui me rappelle un peu la mienne. J'ai une grande tante qui est sourde-muette, ma mère et elle ont grandi ensemble et elles communiquent facilement par signes. Leurs gesticulations quotidiennes ont accompagné mon enfance polonaise mais je n'ai malheureusement jamais appris le langage des signes. Une sœur de ma grande tante, sourde-muette également, s'est mariée avec un sourd et tous les deux ont immigré en Allemagne de l'Ouest. Je ne les ai jamais connus mais ils ont eu une fille qui s'appelle Eva, comme la cousine de Véronique Poulain. Eva a épousé un français et nous nous sommes retrouvées en France à l'âge adulte. Je suis sûre que ce livre, que je ne manquerai pas de lui offrir, lui fera beaucoup de plaisir car elle aussi a grandi avec des parents sourds.

Stock - 2014 - 144 pages

18 février 2018

Bieguni (Les Pérégrins) - Olga Tokarczuk

Olga Tokarczuk jeszcze mnie nigdy nie zawiodła i byłam pewna, że "Bieguni" to będzie kolejna literacka uczta. Lekturę zaplanowałam wspólnie z Sentinelle z zaprzyjaźnionego francuskojęzycznego blogu by tego samego dnia podzielić się wrażeniami po przeczytaniu tej wyróżnionej nagrodą Nike książki, która doczekała się również francuskiego przekładu.

O ile wspaniała proza tej jednej z moich ulubionych polskich pisarek nie była dla mnie zaskoczeniem, to temat  no i przede wszystkim jego ujęcie byly dla mnie sporą niespodzianką. "Biegunów" trudno określić czy zakwalifikować. To nie jest jedna historia, to zbiór wielu dłuższych i krótszych opowieści, anegdot, przemyśleń mających wspólny mianownik. Wszystkie bowiem łączy podróżowanie a Olga Tokarczuk zafascynowana tym fenomenem pokazała nam różne jego oblicza bo człowiek niesiony najprzeróżniejszymi motywacjami podróżuje od zawsze i nic nie jest w stanie go zatrzymać. Podróżować można na wiele sposobów; w dosłownym tego słowa znaczeniu przemieszczając sie z jednego punktu do drugiego, z jednej półkuli na drugą, z wyspy na stały ląd, piechotą, statkiem czy samolotem. Podróżować też można w czasie cofając się w przeszłość czy wnikając w głąb ludzkiego ciała by odkryć jego tajemnice.

To niezwykle bogate w treść literackie spoiwo łączące osobiste przeżycia, fikcję i historię, zmyślonych bohaterów i autentyczne postaci zadziwia swą oryginalnością, erudycją ale przede wszystkim mistrzowskim przekazem. Książka do wielokrotnego czytania, uniwersalna, ponadczasowa, do której na pewno jeszcze kiedyś wrócę.

Wydawnictwo Literackie - 2007 - 460 stron



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Les Pérégrins

Olga Tokarczuk est l'écrivaine polonaise la plus primée et sans aucun doute ma préférée, elle ne m'a encore jamais déçue. Voici l'un de ses romans les plus connus qui a reçu le prix Nike (équivalent polonais du Goncourt) et l'un des six traduits en français. Je voulais le découvrir depuis longtemps et j'étais ravie de partager cette lecture avec Sentinelle.

Rien à voir avec Sur les ossements des morts qui a été pour moi un coup de cœur. "Les Pérégrins" est un livre inclassable qui m'a éblouie par son érudition sans parler de l'écriture qui m'a encore une fois épatée. C'est un étonnant mélange de récits, d'anecdotes et de réflexions sur le voyage. Un phénomène qui fascine l'auteure et dont elle nous livre les différentes facettes. On peut se déplacer d'un endroit à un autre, d'un continent à un autre, à pied, en avion, en bateau mais on peut aussi voyager dans le temps ou à l'intérieur du corps humain pour découvrir ses secrets. 

Depuis son origine l'homme est en perpétuel mouvement et Olga Tokarczuk nous décrit ses motivations dans un patchwork d'images, d'apparitions et de souvenirs. De courtes histoires tenant sur quelques pages, parfois seulement quelques lignes, des personnages fictifs ou réels forment un ensemble riche et original. J'ai beaucoup aimé ce livre, si différent de mes lectures habituelles. Sans début ni fin, on peut y piocher à volonté pour se régaler de l'imagination de l'auteure, de son intelligence et de son talent à nous livrer un texte à la fois profond et accessible. 

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à vous rendre sur le site des Editions Noir sur Blanc et le blog de  Sentinelle dont le billet est précédé de très intéressants carnets de lecture.

Editions Noir sur Blanc - 2010 - 390 pages 
traduit du polonais par Isabelle Jannès Kalinowski